Stage peche mouche et séjour de pêche

Stage peche mouche, Stage de peche a la mouche, séjour peche mouche en Bourgogne : séjours pêche jeunes adultes, stage pêche jeunes adultes, stages de pêche adultes, truite, saumon, carnassier, en Cote d'Or, Morvan et Bourgogne avec François Deline, moniteur guide de pêche professionnel.
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Stage peche mouche soies naturelles

Nous présenterons ici principalement trois marques de soie naturelle testées par nos soins, puis nous montrerons l’intérêt de recourir dans certains cas à des soies naturelles pour pêcher à la mouche sèche en les comparant à l’utilisation de soies synthétiques flottantes. Enfin, nous évoquerons l'hypothèse dans laquelle l'utilisation d'une soie naturelle avec une canne en bambou refendu peut se concevoir encore aujourd'hui.

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Stage peche a la mouche soies naturelles : présentation

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De gauche à droite, nous avons tout d’abord une soie naturelle anglaise Phoenix en pure soie de grande qualité (c’est le haut de gamme) qui peut être utilisée en mouche noyée, car c’est une soie « intermédiaire » qui coule lorsqu’elle n’est pas graissée. Mais une fois graissée avec du Mucilin rouge (cette graisse avec son applicateur est fournie dans la boîte), elle flotte parfaitement et fait merveille pour pêcher en mouche sèche. On la prendra en taille DT # 4 ou 5 selon la puissance de la canne utilisée. Par exemple, pour charger ma canne "ultra douce" Jacky Boileau de puissance 4/5, il est préférable de prendre une soie Phoenix # 5 pour charger la canne à courte distance ; car, en général, la numérotation des soies naturelles est inférieure d'un numéro par rapport à la norme AFTMA pour les soies synthétiques, leur masse étant moindre sur les premiers mètres. Pour illustrer le propos, ma soie Phoenix # 4 pèse 25 g en totalité pour 27 mètres et les 9 premiers mètres pèsent 8 g, dont la pointe de 2 mètres avec un bas de ligne de 3,2 mètres (la pointe de 2 mètres et le bas de ligne pesant 1 g). Ensuite, au milieu, nous avons une soie française de Jean-Pierre Thébault, fabricant de lignes à mouche en soie naturelle bien connu des moucheurs français. En puissance DT # 5, elle charge très bien ma canne "ultra douce" en carbone de cette puissance. Pour information, les 9 premiers mètres pèsent 10 g, dont la pointe de 2 mètres avec un bas de ligne de 3,2 mètres (la pointe de 2 mètres et le bas de ligne pesant 1 g) et le poids total de la soie pour 27 mètres est de 31 g. Enfin, à droite, nous avons La soie des Sources de Lozère, présentée comme une  soie — naturelle sans entretien — qui se comporte en fait comme une soie parallèle (Robinson). En puissance # 4, les 9 premiers mètres de cette soie parallèle avec le même bas de ligne pèse 6 g ! C'est presque la masse d'une soie synthétique n° 3 qui est de 6,5 g. Cette dernière soie parallèle fonctionne mal avec ma canne Ultra Douce # 4/5 qui charge idéalement avec une masse de 9 g (Masse des 9 premiers mètres avec le même bas de ligne de 3,2 d'une soie Scientific Anglers Ultra 4 DT de n° ou # 4 ; pour information, les 9 premiers mètres d'une soie Ultra 4 WF # 5 pèse 10 g !). Il existe encore d'autres marques de soie naturelle : deux françaises, "Pêche à soie" et "Antonio Perez" — ("Soie Chambord" étant indisponible) — et une italienne "Terenzio".

Pour ceux qui seraient intéressés par une soie parallèle de la marque Phoénix visant à remplacer les anciennes lignes "Robinson", voici la correspondance avec la norme AFTMA pour la nomenclature avec des lettres adoptée par Phoénix : AA = soie n° 2 ; B = soie n° 3 ; C = soie n° 4 ; D = soie n° 5. Je précise également, comme le conseille Mr Mike Brookes qui gère les lignes Phoenix, qu'il est préférable de surcharger d'un numéro pour le choix de la ligne par rapport à la puissance indiquée sur la canne afin que celle-ci charge correctement à courte distance.

Dernière remarque : même si les fabricants de soies naturelles ou de soies synthétiques indiquent sur l'emballage de leurs soies, le profil et le numéro AFTMA, il est préférable de peser chaque soie sur les 9 premiers mètres, avec le bas de ligne utilisé, afin de connaître la masse exacte qui permettra de charger correctement la canne choisie. Seule cette précaution permet d'éviter certaines déconvenues.


Stage peche a la mouche soies naturelles : comparaison avec les soies synthétiques

L’intérêt de recourir à l’utilisation d’une soie naturelle pour pêcher en mouche sèche est d’assurer une présentation des plus discrète, car le posé est plus délicat et l’arraché plus silencieux. A numéro égal, avec une soie synthétique, elle est plus fine (et donc pénètre mieux dans l’air) et, bien graissée, elle a une densité inférieure, ce qui lui assure une meilleure flottaison et il en résulte donc des arrachés en douceur. Elles peuvent être utilisées avec des bas de ligne plus courts et plus fins en diamètre, toujours pour un soucis de discrétion. Ce n’est pas pour rien que les pêcheurs du sud de la France qui pêchent notamment, la Dourbie, le Durzon, la Sorgues ou la Vis… utilisent des soies naturelles. Les eaux de ces rivières que j’ai fréquentées sont en effet très cristallines et la plus grande discrétion doit être de mise, plus que nulle part ailleurs. Deux mots au sujet de la notion de densité qui ne doit pas être confondue avec celle de la masse. La densité d'une soie se mesure par rapport à la densité de référence qu'est l'eau. Plus une soie a une masse volumique inférieure à celle de l'eau, plus elle flotte et plus sa masse volumique est supérieure à celle de l'eau, plus elle coule. Un exemple vaudra mieux qu'un long discours : une soie multi-tips est une soie dont les différentes pointes ont une longueur et une masse identique avec des densités variables : flottante F, intermédiaire I (S 1,5), moyenne plongeante (S 3) ou coulante rapide (S 8).

En revanche dans le nord de la France, en Bourgogne ou en Franche-Comté, par exemple, les pêcheurs préfèrent souvent pêcher avec des cannes G-Loomis GLX avec des soies synthétiques, quelques fois d’une puissance # 6, mais avec de très long bas de ligne, entre 5 à 7 mètres. C’est notamment le cas des pêcheurs de la Seine à Vix, de la Loue à Ornans, du Doubs Franco-Suisse à Goumois qui utilisent un tel matériel parce qu’il pêchent beaucoup en nymphe à vue et parce que les rivières sont larges, ce qui demande un long bas de ligne pour assurer à la fois une présentation discrète et pour faire de belles dérives sans faire draguer la mouche.

Mais pour conclure, lorsque l’on veut pêcher en mouche sèche par exemple des petites rivières du Morvan ou du Châtillonnais en Bourgogne, sous un couvert végétal, l’utilisation d’un petit fleuret de 6’10 (2,08 mètre) # 4/5, une Jacky Boileau de la série « voyageur » pour ne pas la nommer, avec une soie naturelle, la pêche devient un vrai régal et permet de séduire des poissons retords, parce que sollicités avec du matériel adapté et très discret. De même, si l'on veut pêcher en mouche noyée avec une canne standard de 9' ou mieux encore avec une canne Switch de 11', une soie naturelle avec une pointe dégraissée permettra de faire de beaux roulés et d'assurer une présentation de la mouche-leurre au bon niveau. Je vous invite à me suivre sur ces petits chemins de traverse pour tester le bien fondé de mes dires au cours d’un stage pêche à la mouche en sèche ou en noyée avec soies naturelles !!! Cela pourra être aussi l'occasion de tester l'utilisation d'une soie naturelle sur une canne en bambou refendu Pezon & Michel "Super Parabolic PPP" Fario Club type Charles Ritz, de 8'5, # 5/6 et ainsi de mieux comprendre les sensations qu'on pu éprouver certains pêcheurs de la moitié du XXième siècle, lors de l'apogée de la firme française de renommée internationale que fut Pezon & Michel.


Stage peche a la mouche soies naturelles : utilisation avec une canne en bambou refendu et comparaison avec une canne en carbone

En France, durant le XXième siècle, la société emblématique pour la construction de cannes en bambou refendu fut Pezon & Michel. Et, sur l'historique de cette maison avec la collaboration de Charles Ritz, on consultera avec intérêt les pages suivantes : Pierre Coursaget et Laurent Sainsot, "Les refendus de Pezon & Michel", revue Plaisirs de la Pêche, mai-juin 1994, n° 31, pp. 22 à 25 ; Pierre Coursaget et Bernard Caminade, L'argus de la pêche Tome 3, Identification et cote, Les cannes à pêche de collection, Pécari, 1997, pp. 143 à 155 ; Michel Winthrop, "100 ans de pêche en eau douce", Flammarion, 2001, pp. 66 à 68 ; Pierre Coursaget, "La pêche et son musée", La Simarre, 2015, pp. 57 à 70.

Dans les années 1950/60, les possesseurs de cannes en bambou refendu Pezon et Michel utilisaient des soies naturelles parce que, d'une part, c'étaient les matériaux de l'époque et, d'autre part, parce que cet ensemble était adapté aux rivières pratiquées, à savoir les "chalkstreams" ou les cours d'eau assez larges et lents. En effet, la nature même de l'action de ces cannes implique des lancers assez longs d'une douzaine de mètres environ et la nature même de la soie naturelle permet des posés et des arrachés discrets à cette distance sur des eaux calmes. En effet, ces cannes en bambou refendu n'ont pas beaucoup de "couple", c'est-à-dire qu'elles fonctionnent moins bien à courte distance, car il faut un minimum de puissance pour mettre en oeuvre leur action. Or, la masse pour charger ces dernières est d'environ 9 g pour une puissance # 5, toutes choses égales d'ailleurs, c'est-à-dire qu'il faut sortir au moins 9 mètres pour que ces cannes s'expriment pleinement. Sur des lancers courts, l'action parabolique progressive de ces cannes en bambou refendu est en revanche moins adaptée, alors que la réactivité d'une canne en carbone assortie d'une soie naturelle fait merveille. Evoluer sur des eaux rapides, en pêchant l'eau, devient à la fois plus facile et surtout plus confortable en raison de la légèreté des cannes en carbone. C'est la raison pour laquelle, on comprend mieux aujourd'hui pourquoi les pêcheurs d'antan avaient tendance à ne pêcher que les gobages et à faire des pauses "contemplatives", car manier intensément une canne en bambou refendu Super Parabolic PPP Fario Club type Ritz 8'5 de 155 g pendant toute une journée, en pêchent l'eau, nécessite d'avoir un bon coup de poignet ! Et l'on est encore plus admiratif de Maurice Simonet qui utilisait un refendu Pezon & Michel de 10 pieds offert par Charles Ritz pour remplacer sa canne en frêne de 3 mètres pesant environ 300 g ! Au reste, ce grand monsieur et grand technicien de la pêche que fut Charles Ritz a toujours été en harmonie avec son temps, en défendant dès son apparition la fibre de verre — procédé inventé par un français, Henri Dubois, mais dont le brevet fut racheté ensuite par la firme américaine Conolon — et en adoptant vers la fin de sa vie la fibre de carbone, sans aucun préjugé, pour ses nouvelles qualités. Et si la vie lui avait accordé plus de temps, il aurait sans doute approuvé la coexistence du bambou refendu et de la fibre de carbone, à l'instar de la prestigieuse firme américaine Thomas & Thomas qui produit des cannes de renommée mondiale dans les deux matériaux, en tenant compte de l'évolution technologique apportée aux différents composants. Ainsi, les cannes en bambou Thomas & Thomas des séries "Classic" et Individualist" sont faites à la main et allient le raffinement "vintage" aux performances techniques des cannes modernes, avec cependant les contraintes inhérentes à la matière naturelle de la plante de bambou.

Soie naturelle Phoenix DT